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🎬 COVID19 - Ce sera eux contre nous | Le MĂ©dia

by decembre
Ce sera eux contre nous Le dĂ©confinement au 11 mai dĂ©crĂ©tĂ© par Emmanuel Macron et qu’Édouard Philippe a du mettre en Ă©quation semble avoir inspirĂ© Denis Robert qui se projette au jour d’aprĂšs et voit un Ă©cart se creuser et un nouveau front s’ouvrir entre ceux qui vont vouloir plus de croissance, de libertĂ© et moins d’État et ceux qui veulent ralentir, rĂ©flĂ©chir et privilĂ©gier la survie de la planĂšte. Signe avant-coureur de l’affrontement Ă  venir, la tribune proposĂ©e dans le JDD qui annonce : « LibĂ©rons la sociĂ©tĂ© pour sortir de la crise ». Elle est signĂ©e par une soixantaine d’universitaires, d’économistes, de lobbyistes qui notent que l’État a failli dans la gestion de l’épidĂ©mie : « Il n’est pas de dĂ©mocratie saine sans marchĂ© libre
 » Ăąnonnent-ils. Foutaise, rĂ©pond l’éditorialiste qui discerne derriĂšre l’initiative une fracture. Ce sera eux, les globalisateurs, les partisans d’un libĂ©ralisme encore plus Ă©chevelĂ©, les fabricants d’un monde d’aprĂšs qui sera pire que celui d’avant. Contre nous, qui voulons repenser la croissance et le rapport de force politique, rĂ©vĂšle Denis Robert s’appuyant sur les travaux du philosophe Bruno Latour. Ils craignent que la pause soudaine dans le système de production globalisée offre une occasion inespĂ©rĂ©e pour les globalisateurs « de se défaire du reste de l’État-providence, du filet de sécurité des plus pauvres, de ce qui demeure encore des réglementations contre la pollution, et, plus cyniquement, de se débarrasser de tous ces gens surnuméraires qui encombrent la planète ». Denis Robert reprend le fil de la semaine Ă©coulĂ©e oĂč ses pensĂ©es ont Ă©tĂ© parasitĂ©es par « Seul contre tous » le film, Boucherie de Gaspar NoĂ© et « Le petit chose » d’Alphonse Daudet qui, Ă  bien des Ă©gards, ressemble Ă  Emmanuel Macron. Le prĂ©sident qui n’écoute que lui-mĂȘme et se rĂȘvait en Ă©crivain en prend pour son grade. « Il est aujourd’hui le chantre. Et la derniĂšre chance » des oligarques et des profiteurs du systĂšme. « Il le sait., Ils le savent. Ils l’ont placĂ© lĂ  pour servir. Nous sommes prĂ©venus. Et nous devons agir et rĂ©sister. Impossible de reprendre comme avant. Les jours heureux c’est pour nous. Et pas pour eux. » conclut l’éditorialiste du MĂ©dia.

🎧 COVID19 - PODCAST - France Culture - Interview : InĂ©galitĂ©s et dĂ©fiance : des symptĂŽmes français ?

by decembre
Une crise qui catalyse les inĂ©galitĂ©s "Cette pandĂ©mie est un fait social total qui rĂ©vĂšle bien des fractures dans la sociĂ©tĂ© française. Au-delĂ  des Ă©lans de solidaritĂ©s, il existe des inĂ©galitĂ©s sociales et des tensions politiques trĂšs fortes. Pour le travail par exemple, il y a une rĂ©partition inĂ©gale entre les personnes qui se retrouvent au chĂŽmage partiel, en tĂ©lĂ©travail ou qui continuent de travailler." Le tĂ©lĂ©travail est une marque des travailleurs favorisĂ©s. Yann Algan Vers une Ă©conomie de plus en plus digitalisĂ©e ? "Cette crise est un accĂ©lĂ©rateur du capitalisme numĂ©rique. On sentait dĂ©jĂ  le poids des tensions quant au passage Ă  une Ă©conomie de plus en plus digitalisĂ©e. Et on a eu une accĂ©lĂ©ration du phĂ©nomĂšne pour les cadres qui amĂšne aussi l’inquiĂ©tude d’une dĂ©socialisation trĂšs forte du monde du travail." On pressentait dĂ©jĂ  ces grandes transformations ces derniĂšres annĂ©es mais rĂ©trospectivement lorsqu’on analysera le XXIĂ© siĂšcle, on dira que le capitalisme numĂ©rique a commencĂ© en 2020 avec la pandĂ©mie. Yann Algan "On a encore besoin de produire. Les consĂ©quences Ă©conomiques de la crise sont beaucoup plus violentes et dramatiques que les crises de 2009 ou des annĂ©es 1930 car le confinement entraĂźne un choc d’offres et de demandes inĂ©dit." Le rebond Ă©conomique est-il utopique ? "La prioritĂ© dans un premier temps ne sera pas de rebooster l’économie. Nous sommes dans une situation d’incertitude. Dans un premier temps, la prioritĂ© sera de savoir si l’ensemble des filets de sĂ©curitĂ© seront suffisants pour que les Français, notamment les populations les plus dĂ©favorisĂ©es puissent reprendre une activitĂ©." Dans une situation d’anxiĂ©tĂ© pareille, une grande part des mĂ©nages prĂ©fĂšre Ă©pargner plutĂŽt que consommer. Un tel comportement pourrait installer une situation de dĂ©flation trĂšs importante. Et l’État doit avoir un rĂŽle trĂšs important pour pouvoir se substituer face Ă  un tel danger. Yann Algan "La Banque Centrale EuropĂ©enne doit se substituer aux États et prĂȘter Ă  des taux trĂšs faibles pour pouvoir relancer l’économie europĂ©enne." Une crise qui initie Ă  de nouveaux comportements Cette crise n’est pas un simple accident. Elle va changer durablement les attitudes des Français et des pouvoirs publics. Ces changements vont avoir des consĂ©quences Ă©conomiques trĂšs fortes. Il va falloir un accompagnement de l’État et se doter d’une vĂ©ritable stratĂ©gie pour rĂ©ussir ces changements. Yann Algan On doit ĂȘtre trĂšs humble sur le modĂšle de demain. Yann Algan

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