Carnet de Gilles Herman: Le livre numérique [3] : L'agrégateur québécois
Le modèle proposé semble mettre l'accent sur les éditeurs avec un renforcement des droits et des protections. Ceci me semble aller à l'opposé de ce qui se passera. Internet met à disposition des outils d'échange. Les éditeurs offraient une infrastructure que les auteurs ne pouvaient pas avoir dans le monde physique. Ce n'est plus le cas. Les auteurs peuvent devenir indépendants.
J'ai souvent l'impression que le seul élément qui sauve les éditeurs pour l'instant est la méconnaissance des auteurs pour la technologie.
Que veut-on protéger le travail des auteurs ou les affaires des éditeurs ?
Je crois beaucoup plus aux systèmes qui s'appuient ou dépassent la plateforme intenet plutôt que les systèmes qui tentent de reproduire les mécanismes du monde physique.
Bien sûr, nous manquons tous de recul pour avoir une bonne opinion sur les modèles d'affaires qui fonctionneront. Débat passionnant à venir.
PS:
Le petit livre qui « s'effeuille » automatiquement est ennuyeux. Il rend le texte difficile à lire. Ce n'est pas un bon système pour l'utilisateur.

Les éditeurs offraient une infrastructure que les auteurs ne pouvaient pas avoir dans le monde physique. Ce n'est plus le cas. Les auteurs peuvent devenir indépendants.
Je pense que des auteurs peuvent devenir indépendants, mais pas les auteurs en général.
Je crois beaucoup plus aux systèmes qui s'appuient ou dépassent la plateforme intenet plutôt que les systèmes qui tentent de reproduire les mécanismes du monde physique.
Malheureusement, le seul mécanisme qui compte est : "trouver son public". Et pour ça, le "dépassement de la plateforme internet" n'y fera pas grand chose.