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25 October 2006 09:45

Jacques Chirac, bourreau des coeurs - Le Blog de Noel Basile

Jacques Chirac, bourreau des coeurs Le portrait de Jacques Chirac diffusé deux soirs de suite sur France 2 a été qualifié de féroce par certains, implacables par d'autres. Charles Pasqua est allé même jusqu'à dire chez Yves Calvi, après la projection du dernier épisode, que «Chirac» (il ne l'appelle plus par son prénom depuis qu'ils se sont fâchés) est arrivé au plus haut poste de l'état presque par hasard; l'ambition du président de la république, selon l'ancien grognard du RPR, était en fait de devenir directeur de l'aviation civile. Le travail minutieux de Patrick Rotman soulève en filigrane une profonde interrogation. Comment cet homme, sans foi ni loi -à revoir en toout cas les images de son parcours- capable de trahir son propre camp, d'éliminer quiconque se trouve à travers de sa route et qui change d'avis comme il change de chemise a pu séduire les Français? Et l'on se dit, peut être comme Ségolène Royal en ce moment, que le lien qui uni un pays au chef qu'il élit est irrationnel. Il relève de la magie si on suit l'exemple de Mitterrand consultant Elisabeth Teissier –personne ne saura jamais si c'était pour séduire la belle femme ou écouter la rabâcheuse de bonne aventure-, ou vécu comme une injustice par les éternels mal-aimés, Alain Juppé, hier, Laurent Fabius aujourd'hui qui malgré son brio oratoire n'arrive pas à faire bouger sa cote dans les sondages et en est à se demander si, après tout, il n'aurait pas plus de chance de toucher les Français avec un peu moins de calvitie et un peu plus de rondeur. C'est aussi cette chose impalpable qui fait que malgré leurs talents de fauves politiques indéniables, Jack Lang, à gauche, défilera éternellement dans notre esprit à la tête de la Gay Pride et Charles Pasqua, à droite, martèlera –ou martelait récemment encore- ses rodomontades sur un air pagnolesque. On les apprécie suffisamment mais pas jusqu'à les porter au-delà d'une certaine ligne imaginaire. Pas jusqu'à les installer à l'Elysée. Cette part insoumise à la raison, imperceptible et énigmatique que les Gaul