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11 August 2006 12:45

Complot déjoué par la police britannique: quels enseignements ?

Complot déjoué par la police britannique: les enseignements à en tirer Le Royaume-Uni a déjoué hier, à quelques jours voire – selon certaines sources - à une poignée d’heures, un projet d’attentat de l’ampleur du 11 septembre visant à faire exploser plusieurs avions de ligne en vol au dessus de l’Atlantique. Ce complot qui fait froid dans le dos et surtout son évitement béni permettent, une nouvelle fois, de mettre en évidence la prééminence du renseignement sur les autres formes de lutte contre le terrorisme. Le travail ordonné des services secrets britanniques et l’alerte émise, à point nommé, par leurs homologues pakistanais sur l’imminence de l’attentat ont permis d’écarter le danger. Les accusations impliquant Al-Qaida démontrent, a contrario, les limites de l’approche américaine de la Guerre contre la terreur (Global war on terror) établie par l’administration Bush depuis le drame des Tours de Manhantan. Oussama Ben Laden a beau être traqué, affaibli, isolé quelque part dans les zones tribales inaccessibles à la frontière afghano-pakistanaise, son réseau ectoplasmique n’est pas éliminé. Et pour cause, il n’a pas besoin de chef pour montrer sa face hideuse à intervalles réguliers. Le 11 septembre 2001, les Américains s'étaient demandés « pourquoi ils nous haïssent tant ?». La question restera d’actualité tant qu’elle alimentera les esprits faibles, d’Islamabad à Londres, nourris au discours messianique de Ben Laden et consorts, comme les individus arrêtés dans le coup de filet d’hier et qui seraient selon les premières informations des citoyens britanniques d’origine pakistanaise. Ces esprits sous influence prêts à mourir en martyrs pour infliger une désolation à l’Amérique et à son principal allié, le Royaume-Uni. La réponse implique l’Occident tout entier mais dépend d’abord des Etats-Unis. Pour gagner sa Guerre contre la terreur qu’il qualifie désormais de lutte contre les « fascistes islamiques », George Bush doit tarir les sources de ce totalitarisme du XXIe siècle. Arrêter ou tuer Ben Laden ne suffira pas aussi longtemps que le sentiment prédominant dans le monde musulman est que l’Amérique traite inéquitablement les Palestiniens, fait tord à l’Irak ou méprise ses alliés arabes, dont l’Arabie Saoudite, lorsqu’ils tentent d’infléchir son soutien inconditionnel à Israël dans son entreprise de destruction du Liban. Pour cela l’Amérique doit s’inscrire dans un processus global beaucoup plus complexe que l’affrontement frontal ou la vision hégémonique. Un processus où la France sera son meilleur conseillé et.. ami.