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PUBLIC MARKS from noel_basile with tags "Dominique Strauss-Kahn" & "réduction du temps de travail"

19 October 2006 21:15

35 heures: critiquées en France, recherchées désormais aux Etats-Unis. Un comble! - Le Blog de Noel Basile

Les politiques qui nous rebattent les oreilles en ce moment sur tous les dégâts que les 35 heures ont occasionnées dans notre pays, Ségolène Royal mezza voce, François Fillon ouvertement et radicalement comme il l'a fait, ce soir, dans le Grand Journal de Michel Denisot sur Canal+, feraient mieux de tempérer leurs ardeurs. Le conseiller politique de Nicolas Sarkozy semblait contrit de voir les Français travailler moins que les Néerlandais et beaucoup moins, évidement que les Américains. Fillon a avancé le chiffre de -47% pour comparer le temps de travail en France par rapport aux Etats-Unis. Enorme, il ne l'a pas dit, scandaleux, il l'a pensé fort. La dessus, pure coïncidence, je tombe sur une dépêche de l'Agence Reuter qui relate l'organisation, le 24 octobre, aux USA, d'une journée de mobilisation pour convaincre les Américains, en particulier les «alcooliques du travail» parmi eux, de lever le pied, de prendre du temps sur leurs heures de boulot pour respirer, faire autre chose, profiter de la vie. C'est la quatrième journée du genre qui se tient au pays de l'ulra-libéralisme à l'initiative de l'association «Take back your time», chaque année à la date anniversaire de l'instauration de la semaine des 40 heures, sous la présidence de Franklin Roosevelt, en 1940. 35 heures, Ségolène Royal, François Fillon, Nicolas Sarkozy, réduction du temps de travail, 35 h, Martine Aubry, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, libéralisme, Grand Journal, CanalPlus, Canal+, Michel Denisot, Take back your time, Les promoteurs de l'idée, dont Sarah Ryan, professeur(e) spécialisée du monde du travail à Washington, ne veulent pas que le bien des salariés mais estiment également que la réduction du temps rendrait service à l'économie; elle améliorerait la productivité, réduirait l'abstentionnisme ainsi que les accidents du travail et serait bénéfique, mais on s'en doutait, pour le moral et l'état de santé des salariés. Certes ces atypiques sont ultra-minoritaires aux Etats-Unis mais Sarah Ryan pense que si le mouvement venait à être amorcé par quelques leaders d'opinion, des cadres influents ou télégéniques, cela pourrait devenir «à la mode de travailler moins aux Etats-Unis». En France, la mode en ce moment est de penser le contraire. Décidément, on n'est jamais en phase ou toujours en retard sur ce grand pays.